Vienne

Ponts

Levée de bon matin en ce début du mois de septembre, j’allais enregistrer une émission à RCF  (j’en reparlerai) et, découvrant une petite rue dont j’ignorais l’existence, derrière l’ancien séminaire, maison diocésaine, je la descendais prudemment car la pente était forte, et stationnais mon véhicule sur la petite place bombée pavée de blocs de granit bien jointés. De nombreux touristes pèlerins s’y croisaient depuis tout temps puisque ce carrefour était le point de jonction des chemins jacquaires convergents au centre du pays.

                                     

Un air doux, ouaté, m’enveloppait discrètement. La Vienne affluent gauche de la Loire coulait tranquillement d’Est en Ouest au pied de la cathédrale. Les saules, les aulnes, se miraient à la surface d’une eau plane qui reflétait les mille nuances des feuilles colorées, en une palette aux miroitements si nombreux qu’on distinguait à peine le rivage, l’eau et l’arbre se confondant.

Sur un petit sentier courant sur quelques centaines de mètres,  devant ou derrière soi, marchant vers l’aval ou se retournant vers l’amont, on ne voyait que des ponts.

            

 Le plus près de moi, en aval, imposant par sa taille lorsqu’on est en bord de Vienne au même niveau que le lit du fleuve,  était le pont Neuf construit en 1832- 1842, élargi au XX siècle.  Les voyageurs venant de la région Est, Lyon , Clermont-Ferrand  l’empruntaient pour entrer dans la ville.

Le dépassant, poursuivant ma promenade, je voyais à l’horizon deux séries d’arches superposées qui encadraient un tablier plat à peine visible.

  

Le plus bas, le plus ancien est le Pont Saint Martial dont je vous laisse découvrir l’historique en parcourant les panneaux que les services municipaux ont mis à la disposition des promeneurs, curieux de s’instruire.

 Juste au-dessous de lui, quelques dizaines de mètres plus loin, voici le Pont de la Révolution bâti en 1885 et agrandi récemment. Il permet le passage des populations venant des campagnes situées sur la partie sud du département.

 

Beaucoup plus haut , on remarque le viaduc du chemin de fer.

Faisant demi-tour, car la matinée avançait et, je ne souhaitais pas pour l’heure prolonger ma balade jusqu’au cinquième pont le plus récent, moderne, design, que l’on devine sous l’arche du viaduc, je revenais sur mes pas, repassais sous le Pont Neuf, et admirais le deuxième ouvrage,  ( deuxième chronologiquement parlant sur la frise du temps ), le Pont Saint Etienne. Exclusivement piétonnier lui aussi, tout comme son ancêtre, et chaussé si je puis dire, des mêmes cubes de pierres taillées. Je le parcourais en tout sens puis poursuivais à contre courant.

        

Reconnaissant la coquille qui se balançait sur leur sac à dos, je saluais au passage deux pèlerins qui conversaient en Allemand, puis m’étonnais du bon entretien de cette voie cimentée qui nous amenait jusqu’au Palais sur Vienne plus au Nord.

« Oh, cela fait maintenant pas mal d’années qu’ils ont entièrement réaménagée le bord de Vienne sur plusieurs kilomètres, » me renseignait une femme tenant son chien en laisse. Elle avait l’habitude d’y circuler régulièrement. « C’est très agréable , en semaine y a pas grand monde. » ajoutait-elle sans s’attarder.

Je n’irai pas au bout, si bout il y a, je devais rentrer. Et, faisant demi-tour pour la deuxième fois, je prenais « le »  cliché carte postale que l’on voit sur presque  tous les magasines, prospectus qui décrivent la cité limousine et que je vous offre bien volontiers pour clore ce moment délicieux. La cathédrale Saint Etienne surplombe la Vienne, éclairée par un soleil matinal venant de l’horizon Est.

Cette promenade matinale en bords de Vienne n’était pas prévue et j’ignore encore pourquoi, d’un coup de volant brusque, j’ai emprunté cette rue de Fontbonne que d’habitude  je ne prends jamais,  en sortant du parking de la maison diocésaine. Mystère.

Alors, pont Saint Martial ou pont Saint Etienne ?

photosfa#_______  (n’hésitez pas, zoomez)

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4 Responses to Vienne

  1. blogfadiese says:

    Il est vrai que la mise en page a été un peu un casse-tête car ayant pris pas mal de photos je m’y perdais moi-même.
    Ces pavés-là en effet appartiennent au pont st Etienne tandis que ceux de la photo de l’article suivant sont ceux du pont st Martial. Le rapprochement était tout à fait pertinent et l’observation minutieuse.

  2. Mi♭ says:

    Histoire de compréhension et de mise en page, peut-être.
    Votre question concerne donc les deux dernières photos, où les deux ponts les plus anciens de Limoges, apparaissent côte à côte et avec leur légende !
    C’est clair et sans piège !
    Mais voilà, ma clé de lecturea été différente : votre question je l’ai prise comme une devinette à déchiffrer à propos de la photo qui la précède et intitulée « pavés » (l’antépénultième photo donc). C’est comme si vous aviez en quelque sorte posé la question : « à quel pont attribuer ces pavés ? » )
    Je les ai attribués au St Etienne par rappochement avec la première photo de votre présentation.
    Un vrai quiz, mais que vous n’avez pas voulu !

  3. blogfadiese says:

    Mi bémol si vous amenez la souris sur chaque photo en fin de billet vous aurez la réponse, il n’y a pas de piège.
    Quant aux futurs billets, ils vous surprendront ……….

  4. Mi♭ says:

    De  » Tour-à-tour » . avec des photos de tours jumelles en papier, très bien vu, débouche à ce jour, sur un détour, aux contours de Limoge et Fa# nous promène dans les faubourgs de la ville.
    Si son tour et ses retours ne lui ont pas fait retrouver les antiques tours des fortifications, elle a pu flâner, par contre sur les berges luxuriantes de la Vienne, qui coule placide à cette heure matinale, aux pieds de la cathédrale St Etienne.
    Que vienne donc la Vienne et ses ponts d’hier et d’aujourd’hui !
    Ainsi commence le futur roman inscrit en filigrane dans le précédent billet consacré au papier noir. D’autres rivières et d’autres riches heures restent à raconter. Fa# qui grâce à Fontbonne s’est ressourcée, doit avoir une petite idée sur les prochains billets : on en viendra certainement à la porcelaine et à la justification du nom porté par une certaine contrée : Condat ! (Ce toponyme existe dans le Jura au confluent de la Bienne et du Tacon, on y fabrique la pipe, en bruyère !)
    Si répondre à la question de « A qui le tour ? » du précédent billet, après un texte trop bien tourné, m’a paru un défi impossible à relever, pour le quiz de la photo d’aujourd’hui, j’opte pour le pont St Étienne : oh les repères sont peu éloquents, mais je crois que la photographe a laissé
    la barrière chicane de l’entrée du pont dans son dos, elle s’est suffisamment baissée pour que contre forts et avant becs soient peu lisibles et se confondent même avec les parapets, mais, ces pièges déjoués nous sommes bien sur le pont du protomartyre et non pas du saint évêque Martial ! A moi le pom pom, pour la gloire de St Jacques de Compostelle !
    Mi♭ pas modeste !

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