Musa maurelli

MUSA MAURELLI

Déroulées ou drapées sur elles-mêmes, les feuilles qui sont enroulées en spirale autour de leur nervure centrale se dressent verticalement dans le ciel d’automne qui diffuse l’éclat du soleil sur le vert lisse et brillant de celles qui s’emboîtent sur le même pied.

Au moindre coup de vent, léger, celles qui sont déployées, se balancent amplement comme des voiles caoutchoutées dont la texture veinée de lignes parallèles donne l’illusion d’une trame solide serrée, mais rapidement éphémère. Elles balaient l’espace avant d’être balayées.

Ces feuilles rougies de Musa Maurelli, bananier, je les ai surprises juste avant le coucher du soleil. Le bananier n’est pas un arbre mais une  herbacée arborescente. Celui-ci est utilisé comme ornement végétal.

 

                         

Je ne m’attendais pas à  trouver d’aussi beaux spécimens  de bananiers à feuilles pourpres ou panachées dans le jardin de l’évêché, que je visite pourtant très régulièrement.  Comme quoi certaines variétés de plantes tropicales peuvent s’acclimater partout.  Toutefois  selon des sources fiables celle-ci ne résistera pas au gel. Dans quelques jours il n’en restera pas grand-chose. J’ai bien fait de m’attarder devant ces feuilles larges bellement striées de vert, jaune, pourpre, lie de vin. De même, l’eucalyptus vu hier sur le précédent billet, va très probablement geler, à moins qu’il ne s’agisse d’un exemplaire différent un peu plus résistant. L’idée des jardiniers est de montrer de grandes variétés de végétaux. Comment font-ils pour ne pas « sacrifier » les plants? Oh, c’est très simple. Ils les laissent dans des pots qu’ils enterrent, puis ils les  enlèvent  à l’approche de l’hiver et les remisent à l’intérieur des serres de la ville où ils passeront la saison froide.

C’est ainsi qu’une année ils ont présenté une très belle collection d’oliviers, dont un centenaire, contenus dans de grands bacs en bois ou en fer, qu’ils ont retirés des jardins dès l’automne. Cette année-là, ils avaient pris, pour thème, les plantes méditerranéennes, plantes que l’on ne voit pas en Limousin, car le climat humide et froid ne leur convient pas.  Ce n’est pas leur milieu naturel.

Ces bananiers-là, en tout cas,  ont passé un bon été dans la région. En lumière oblique, ils étaient merveilleusement translucides.

Merci au concepteur toujours très créatif ainsi qu’aux jardiniers des espaces verts qui embellissent la ville avec talent pour le plus grand plaisir des promeneurs du dimanche.

___photosfa#________

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One Response to Musa maurelli

  1. jfsadys says:

    L’homme n’est assuré de sa vie ni de sa mort, il est fragile autant que feuille de bananier ou écume sur les eaux.
    [Anonyme] [+]
    Extrait de Le Dit de Hôgen [+]

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