Nyssa

Ce jardin dans lequel je n’avais pas mis les pieds pendant plus de vingt ans, non pas par mépris ou désintérêt mais par manque de temps réel, m’appelle à lui chaque semaine. J’y accède par des entrées différentes, en fonction de l’endroit où j’ai garé ma voiture, ce qui me permet de l’aborder sous des angles nouveaux, c’est une découverte perpétuelle. Aujourd’hui, comme hier pour le shopping en ville, les promeneurs sont nombreux. On se croise, on ose quelques mots, parfois. Je monte les marches de l’escalier en pierres, situé près du Pont Neuf. Elles me conduisent à l’étage supérieur, après avoir admiré au passage, cette belle rangée de platanes qui bordent la Vienne rive droite et qu’éclairent les derniers rayons du soleil.

 

Un rapide tour des plate-bandes, délimitées par des lignes de buis, m’informe que les musa maurelli (bananiers) et quelques autres plantes craignant le froid, sont à l’abri dans les serres tandis que les capucines et les épinards de Malabar fleurissent encore,  avant les premiers gels. Leurs teintes chaudes et veloutées nous amusent sans toutefois nous abuser, elles narguent la mauvaise saison qui tarde à venir.

J’ignore le nom de ce bel arbre qui pleure ses feuilles, désolée.

La curiosité m’attire dans le jardin de rocaille. Où sont les cactus ? Disparus. Rentrés eux aussi.

Au-dessus de la fougeraie, un arbre aux branches fines flamboie  vivement et domine tous les autres. Ses feuilles rouges et caduques fraîchement tombées, reposent désormais sur un épicéa nain aux aiguilles piquantes et s’étalent dans la petite allée rectiligne, ce qui contraste avec les feuilles vertes, larges, luisantes et joliment nervurées du figuier planté en contre-bas dont les feuilles restent encore attachées aux rameaux retombants.

Un couple jeune joue à cache-cache avec l’objectif puis contourne le bosquet d’arbres.

Un air plus frais annonce que le jour avance.  Quittons cette terre humide propice au développement du Nyssa arbre d’ornement originaire de Floride. Le houppier pourpre et doré que l’on voit dépasser, c’est le sien. Quant aux fruits jaunes et verts très parfumés, dont quelques exemplaires sont au premier plan tandis que les autres jonchent le sol, il doit s’agir de ceux du mandarinier. Le promeneur du dimanche qui m’a interpellée tout à l’heure, n’a pas su me renseigner lui non plus. L’arbuste ne portait pas d’étiquette.

Ce jardin aux mille plantes, qui n’est pas très grand, finalement, telle une  caverne d’Ali-Baba, fournit aux étonnés que nous sommes, un jeu de question / réponse permanent qui aiguise notre soif de connaître les noms et les particularités des nombreux végétaux qui vivent là, en ville, dans notre environnement familier. On y reviendra, naturellement, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de comparer et de dénicher quelque élément  singulier.

 

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