Fagotage

 

 FAGOT

«  Mais qu’est-ce donc que cet accoutrement fantasque ? Ma pauvre fille as-tu seulement conscience de la façon pour le moins curieuse dont tu es fagotée ? Est-ce un déguisement excentrique, un travesti extravagant , un affublement carnavalesque ? Où as-tu dégoté ces habits clownesques qui te vêtent si hideusement ? Ne sauras-tu jamais t’arranger de manière plaisante, avantageuse ? Ne désires-tu point te mettre en valeur plutôt que de te ridiculiser à l’aide de ces guenilles fripées ? » lui dit-on d’un ton sévèrement réprobateur.

Navrée, désappointée, n’ayant voulu heurter personne, ne souhaitant pas révéler les intentions de ce fagotage peu ordinaire, que d’ailleurs ils auraient pu deviner, elle ôta une à une ces nippes de bohème, les ficela, les noua en quelques fagots qu’elle serra contre cinq fagotins déjà préparés par le fagotier et jeta le tout dans l’âtre. S’embrasant instantanément ils disparurent en un rien de temps ne laissant aucune trace.

D’où venaient ces haillons délavés ?

De derrière les fagots probablement.

 

photosfa#_______

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11 Responses to Fagotage

  1. blogfadiese says:

    Eh, oui j’ai à peine forcé le trait.

  2. mda says:

    Touchant ce fagotage!!

  3. Mi♭ says:

    La lumière, chaude ou froide, nous séduit, son absence nous éconduit.
    La lumière engendre l’ombre et la vie.
    Son absence nous plonge dans l’obscurité ou la nuit.
    La lumière est au dela dela nuit.
    La lumière est aussi dans la nuit !
    Son éblouissement nous confond autant que la nuit nous la fait désirer :
    « la lumière jaillira » ; « tiens ta lampe alluméé », « Tu es ma lumière et mon salut… »
    Nous voilà dans la mystique de la lumière, instant d’une prière pour que la lumière de l’esprit nous ravisse à tout moment, y compris quand tout est noir ou simplement à contre-jour.
    Et la lumière fut !

  4. blogfadiese says:

    Tellement rasante, c’est cela en effet. Pas de photomontage. Du naturel de préférence et en priorité. Il suffit de capter la lumière au bon moment. C’est elle qui nous séduit …

  5. Mi♭ says:

    La lumière est tellement rasante qu’elle agrandit l’ombre portée des brindilles et du coup, cette ombre portée donne à voir (deviner) en relief, les dessus de la mante, une photo qui interroge, est pour moi une belle photo.
    Au demeurant, quand bien même, vous eussiez procédé à un photomontage, il ni aurait eu rien à redire, si non que c’est un art de plus dans vos capacités de « séduire » ! Lol.

  6. blogfadiese says:

    Eh non mi bémol, je vous garantis qu’il n’y a aucun trucage ni superposition dans la première photo, ni dans la deuxième , mon plus grand plaisir étant justement « d’arranger  » le moins possible , pour ne pas dire pas du tout , la ou les « compositions » que je forme à l’aide de ces éléments ordinaires, qui la plupart du temps me tombent sous la main. Je ne cherche pas d’effet mais comment vous le prouver, je vais y réfléchir …..
    L’ombre est bel et bien celle des brindilles.

  7. Mi♭ says:

    Sans que cela n’enlève rien ni aux illustrations ni à la poésie du texte, mes yeux voient aussi que la photo de la douce « mante » ou de son cousin insecte végétalisé, a été exportée (de son sol) et incrustée, ou habillement superposée sur une autre photo, car l’ombre n’est pas celle des brindilles. J’ai peut-être besoin de revoir mon ophtalmo, mais pour cette guerre des ombres vous me donnerez certainement une explication qui me fera voir au delà de la photo ou les dessous de la mante réligieuse !
    Par la douce chaleur (de ma maison) de cette chandeleur 2012, je contemple la « farine de février » dispersée généreusement par le général hiver sans aucun égard pour nos belles fleurs camélias ou roses et même primevères imprudentes et je vous salue bien cordialement.

  8. blogfadiese says:

    Ces brindilles évoquent bien un insecte, je les ai mises au sol au soleil et j’ai trouvé cela très poétique, clic , une photo, ce qui me permettait de compléter le sujet déjà prêt.
    Chaque printemps avant de passer la tondeuse je récupère les brindilles de bouleau qui parsèment le gazon. Ce petit bois flambe merveilleusement bien en crépitant, ce n’était pas un nid d’oiseau mais ces minuscules rameaux enroulés sur eux-mêmes y font penser en effet.
    Dans la nature , la poésie est partout pour celui ou celle qui a « des yeux pour voir ».

  9. jfsadys says:

    La photo me fait penser à une mante religieuse, d’où le lien suivant:
    http://aiguebrun.adjaya.info/post/060921/Mante-religieuse-Lou-Prego-Dieu

  10. marlie says:

    Fagots, phasmes, nid tombé de l’arbre… grand délestage en ce temps d’hiver !

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