Camaïeu

En fin d’après-midi, bien avant  la nuit, la lumière illumine l’hortensia en un camaïeu bleu, mauve, rose. De minute en minute les couleurs varient et changent de ton. Je ne l’avais jamais autant observé que cette année, passant à côté du massif sans vraiment le voir, découvrant ainsi  ce que je croyais connaître.

En tournant autour et en variant les angles, à droite ou à gauche, frontalement ou de biais, des faces cachées de la plante,  insoupçonnées si on ne se déplace pas, se dévoilent à la lumière. En changeant de point de vue, on remarque que  les rayons éclairent toutes les fleurs à tour de rôle sans que celles-ci ne demandent rien, se laissant docilement caresser par le soleil couchant.

Point d’artifice, pas de maquillage, pas de contre-façon. C’est pas du toc. Ces boules végétales m’émerveillent chaque soir, j’en profite car ça ne va pas durer, déjà les jours raccourcissent et certaines fleurs commencent à se faner.

Du sombre au clair, du terne au vif, du bleu ciel au vieux rose ,  c’est une  variation à l’infini qui se décline petit à petit. Beauté de la création. Nature inimitable. On devrait en tirer des leçons.

photosfa#________

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9 Responses to Camaïeu

  1. jfsadys says:

    @MI♭, j’aime vos échanges avec Fa#, en particulier celui du 8 août à 14h. J’aime beaucoup aussi aller me promener sur le blog de lulu camp volant.

  2. MI♭ says:

    « Drôle de formule » : en effet, hors contexte elle peut surprendre, mais je pense qu’elle est dictée par l’humilité de l’homme qui se sait fragile et qui s’interroge. Dans cette interrogation il se sent frère de tous les hommes qui comme lui se posent des questions, qu’ils soient croyants ou incroyants. (C’est sur cette base que j’ai pris part aux blogs de La Croix…)
    Elle ouvre sur la perspective infinie, de la recherche et de l’expérimentation, sans se gargariser de certitudes toutes faites et éternelles.
    Je l’ai expérimentée dans ma jeunesse lorsque j’ai tenté de tout abandonner et donc de vivre en incroyant.

    Voir/Croire. Si vous troquez ma phrase, vous pouvez m’interroger sur le « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu » ? Voir et croire se compénètrent (le verset que vous utilisez, est bien précédé par « ils ont vu et ont cru ! ») Il y a un va et vient entre ces deux verbes, pour qu’ils se fassent chair, aujourd’hui.
    Il nous faut passer par là, pour ce qui est de la présence corporelle, terrestre et historique du Christ.
    Mais en même temps nous avons la possibilité de « voir », à travers nos vies, nos engagements, nos modes de vies, nos choix…, (le concret des choses), les fameux « signes » qui nous parlent de Dieu et nous invitent à rechercher les nourritures qui ne périssent pas.
    Vous le dites à votre manière, me semble t-il, à propos du « regard intérieur ». (Celui de la transfiguration !)

  3. blogfadiese says:

    Tout est langage disait F.Dolto.
    Tout parle .
    La nature nous instruit silencieusement sans émettre un seul mot.

    Dans quel but a été inventé l’écriture ? Pour mémoriser ? Pour transmettre ? Pour indiquer des modes de fabrication ? Pour compter ? Pour dire ce qui se décrit difficilement avec les seuls mots ? Pour échanger des procédés ? Pour établir des catégories entre les humains ? Pour asseoir son pouvoir en faisant des lois dont certaines sont scélérates ? Pour transmettre des patrimoines mobiliers, immobiliers ? Pour fixer des équations mathématiques , algébriques ou géométriques, et des modes de calcul ? Pour établir des titres de propriétés ? Pour se souvenir ? Pour établir des règles intangibles auxquelles on est forcé de se soumettre ?

    Le VERBE s’est fait chair, par conséquent en allant vers l’homme sans à priori, (très difficile en vérité de laisser ses préjugés de côté, ) on va forcément vers Dieu, en théorie.

  4. blogfadiese says:

    1- Drôle de formule que celle de votre archevêque.

    2- Les blogs de la Croix sont orientés uniquement dans une réflexion socio-politique de la foi, ils se trompent, car c’est trop réducteur, je les lis moins car on dirait que les articles sont tournés dans le seul but d’attirer la controverse, les contradicteurs s’en donnent à coeur joie, pourquoi perdre son temps à les démentir ? La dimension mystique de la foi échappe aux journalistes de la Croix. Cela dit, je ne prétends pas l’appréhender, j’essaie d’aller plus loin , plus profond et donc plus simple, pas dans le discours raisonnant qui se gargarise d’arguments contradictoires, (et hop, voilà pour les tradis, et hop, voilà pour les progressistes, et hop, voilà pour les chrétiens de gauche, de droite, de l’extrême, etc …etc …) mais dans le concret des choses.

    3- Voir c’est croire ? allons donc …. que faîtes-vous du  » heureux celui qui a cru sans avoir vu . »

    Bon, ce soir piscine il fait trop beau.

  5. MI♭ says:

    Eh ! oui, Fa#. Je ne vous apprends rien : l’âme, Dieu merci, est en toute personne, malgré votre formulation qui pourrait en faire douter.
    Nos mots nous piègent souvent et dans un blog c’est un risque permanent, dans lequel je tombe aussi.
    L’âme, même la plus enténébrée, a ses lueurs, ne serait-ce que d’humanité : ce n’est pas rien et c’est une raison de rendre grâce !
    Les ténèbres sont plus ou moins profondes, en chacun/e de nous, mais cela ne prive personne de cette âme, petit étincelle ou brasier, qui « anime » une vie..
    C’est une des raisons pour lesquelles, comme autrefois, je dis souvent : « Seigneur je crois mais augmente ma Foi ». C’est aussi ce qui m’encourage tous les jours à dépasser les outrages de la vie !

    C’est aussi ce que j’ai cru comprendre de notre archevêque, dcd la semaine dernière et qui disait un jour à la radio diocésaine, que « le croyant est un incroyant un peu moins incroyant que celui qui se dit incroyant ». C’est le même évêque qui nous invitait à « faire un pas vers Dieu et un pas vers l’homme », l’un ne va pas sans l’autre. Faire un pas vers l’homme est un passage obligé, indispensable, il conditionne l’autre, le pas vers Dieu.

    C’est un cadeau que de ne point trop souffrir de cette « opacité là » qui sur les blogs de La Croix se manifeste depuis plusieurs années, désormais !

    Voir c’est croire et vice versa ; connaître c’est aimer et vice versa, cela ne se démontre pas mais se vit : c’est le message essentiel de l’évangile de St Jean. Idée simple et compliquée à la fois, car trop simple pour des esprits « raisonnables ». ou trop sûrs de leur science.

    PS, ne loupez pas les derniers blogons / vidéo,de Lulucampvolant.

  6. blogfadiese says:

    Et ceux qui n’ont pas d’âme ou dont l’âme est enténébrée par des parasites de toutes sortes, au point de rester aveugle, sourd et muet ?
    Souvenez-vous de la parabole de l’aveugle-né : Ses yeux s’ouvrirent et il vit !

  7. MI♭ says:

    L’un nourrit l’autre et vice-versa.

  8. blogfadiese says:

    La nature est une offrande permanente, encore faut-il la voir avec les yeux de l’âme comme vous le dites mi bémol.

  9. MI♭ says:

    Magie ! Magie du soir, magie de la vie ; magie du ciel, magie de la lumière ! Magie d’une tête colorée !!!
    Magie de celui ou de celle qui la voit et la décrit.
    Magie du partage, magie du jardinage, magie de la création :
    tout est dans le regard du magicien (ne) ; tout dépend de son « point » de vue, de son angle d’attaque de son émerveillement intérieur avant de se concrétiser en mots écrits et en photos sublimes, aux milles nuances, une pour chaque pétale de ces fleurs magnifiques qui égayent nos jardins et nos yeux, donc nos cœurs.

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