Terre

Une terre noire, froide, brumeuse, d’une humidité glaçante se révélait à nos yeux en roulant rapidement sur cette départementale de campagne. Les laboureurs l’ont retournée pour l’ensemencer de blé. Après une journée ensoleillée on dirait qu’elle fume en rejetant la vapeur d’eau que l’air aspire. Ce moment ne durera pas. Je filais après avoir pris ce cliché.

Meuble, fumée, labourée,  arrosée.

Féconde est la terre que nous foulons aux pieds.

Ce paysage banal rassure ou ennuie, c’est selon.

Stable, solide.

Il demeure.

« La grandeur, l’étonnante mélancolie de ce tableau ne sauraient s’exprimer dans les langues humaines; les plus belles nuits en Europe ne peuvent en donner une idée. En vain , dans nos champs cultivés, l’imagination cherche à s’étendre; elle rencontre de toutes parts les habitations des hommes : mais dans ces régions sauvages* , l’âme se plaît  à s’enfoncer dans un océan de forêts, à planer sur le gouffre des cataractes, à méditer au bord des lacs et des fleuves, et, pour ainsi dire, à se trouver seule devant Dieu. » Chateaubriand,  Le génie du Christianisme, première partie, livre cinquième.

* l’auteur voyage en Amérique, Nouveau Monde

 

Au même moment , elles jaunissent, brunissent, rougissent.

Et tombent,  les feuilles.

(érable, forsythia, laurier)

photosfa#______

 

 

 

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