Ecorce

hêtres

Lichens et mousses recouvrent l’écorce de ce hêtre-ci. Ces parasites en masquent la couleur. Le tronc gris clair aux formes étranges se tord puis se redresse. Une branche n’a pas trouvé d’angle adéquat pour se développer sans gêner sa proche consœur. Elle l’imprime et la marque profondément sans que cette dernière en soit ralentie dans sa lente progression vers le firmament. Ces bois durs se frottent et se portent. Ils se supportent sans pouvoir vraiment se repousser. Ils s’élèvent ensemble.

La nature nous fait la leçon.

 feuille

Il pleut encore.

photosfa#_______

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6 Responses to Ecorce

  1. Mi♭ says:

    OK, Fa #, tout est possible dans la photo interprétation et dans la transposition, dès lors que l’on accepte l’exposition, vrai risque de révélation de son subconscient !

    Continuons néanmoins dans ce jeu en sons et lumières !

    Pourquoi pas, en effet, ne pas voir en cette photo, un couple d’amoureux où cette branche plus frêle ne serait que le bras de celui qui caresse la tête de sa belle et l’invite à la danse vers… le ciel bien sur !?

    « Père et impair tinence ! » C’est mon exercice favorisé, surtout quand je roule ou que vous m’en donnez l’occasion, comme présentement : tous ces arbres le long des routes, en particulier, me parlent, me disent un peu de leur longue histoire, des tortures subies, des difficultés qui ont sculpté leur silhouette et leur ont donné des formes tantôt douces, tantôt agressives et une « écorce » parfois écorchée, lisse ou rugueuse, sculptées ou ciselées même, tachetée de mille nuances, une frondaison caressante ou repoussante, une inclinaison ou un penchant, une forme accueillante ou fermée etc. Indirectement ils me parlent des hommes et de leurs œuvres ou propos et éveillent des noms, des images/photos/situations, parfois des drames post tempêtes…ici, parmi nos pins et sapins et ailleurs, sous les cocotiers ou bananiers. Je vois les indiens tailler une pirogue et de puissantes caravelles transporter des esclaves, une marchandise parmi tant d’autres etc.. Je vois les Vikings et les Génois en Amérique ou en Normandie amarrer leurs esquifs et dresser leur pavois tuant et pillant sauvagement… Je vois Venise subir son coup à Trafalgar ou a Lépante, dans une folle course à la grandeur. Je vois les triremmes romaines couler à pic, leurs épaves sont aujourd’hui des joyaux des plongeurs archéologues !

    Fascination sylvestre, ou petite graine de François, qui traine et trame en mon être ? Tout cela a commencé un beau jour, sur un banc en bois, dans une classe élémentaire, sous la houlette des maitresses de mon enfance, dans la lointaine Vénétie.

    Ah ! Depuis que j’ai lu, il y a quelques lustres, « la forêt enchantée d’Armide » dans l’Arioste (Jérusalem délivrée), j’ai des voix plein le cerveau et mes mots font défaut pour traduire ces épopées hautes en couleurs, vertes, jaunes, marron, ocres, grises selon les lieux et les saisons et remplies de sons, voire de souffle, quand ce ne sont pas des trahisons, conspirations ou même des oraisons de forçats ou de moines, de gens en perdition.

    Promenade au parc ? Sous l’ecorce il y a… Continuons !

    • blogfadiese says:

      Sous l’écorce, le coeur du bois se prête à l’assemblage des marqueteries les plus fines, les plus vibrantes et constitue les tables d’harmonies des claviers ou des guitares , violons, et tant d’instruments délicats doù émanent les mélodies les plus travaillées, subtiles, enchanteuses, ensorcellantes, mystiques, indéfinissables ……..

  2. Mi♭ says:

    Photo d’une idylle ou d’un drame ?
    Cette branche qui ne semble pas avoir trouvé son espace vers le ciel, comme vous le dites, Fa#, est pour moi, comme un SOS ou un lasso : « Mais non mais non ! Ne me quittes pas, ne me quittes pas… » semble elle signifier avec son entrelacement encore bien frêle.

    La branche mère, en effet, ne voulait pas de cette séparation, infligée par dame Nature, alors elle s’empressa de rétablir le lien pour dire à la branche dérivée (déviée) de lui rester unie : « sève de ma sève, j’ai besoin de toi, restes avec moi, accroches- toi ; ensemble nous serons plus fortes… »

    Une photo-école à proposer au ministre de la morale rétablie, n’est-ce pas ?
    Comme quoi un arbre peut en cacher d’autres, même sans mousse ou lichen.

    • blogfadiese says:

      Dingue, mi bémol je ne vois pas du tout les choses comme cela.
      Au contraire cette branche qui cherche son indépendance est gênée par une autre beaucoup plus forte qu’elle , mais malgré l’empêchement apparent qu’elle subit, elle persévère et semble repousser sa consoeur plus grosse pour finalement s’élèver elle aussi vers le ciel. Elle trace son chemin en se frottant rudement à l’adversité et finit par triompher. Ouais super ! Elle aussi a fait sa place.
      Et puis on sait bien que le grand travail des mères, leur mission ainsi que celle des pères est d’encourager et d’oeuvrer afin que leurs enfants volent de leurs propres ailes sans rester indéfiniment accrochés « à la mammelle ».
      Tout un programme qui , à mon humble avis ne relève pas exclusivement de la morale. D’ailleurs quelle morale dans l’état français profondément déchristianisé ???

  3. marlie says:

    Si forte et si fragile…

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