Fumée

feu

Une masse d’air invisible recouvrait les fines branches de hêtre qui étaient déposées sur le socle de l’insert dans la cheminée. Le feu ne prenait pas parce qu’un voile d’humidité enrobait chaque branche, repoussant les flammèches les empêchant de pénétrer le bois. Celui-ci résistait, il refusait de se laisser consumer. Les faibles flammes vacillaient, certaines disparaissaient. L’âtre devint opaque. Plein d’une fumée épaisse. Tout semblait s’éteindre. La lutte continuait. Quelques flammèches ondoyantes réapparaissaient, d’autres flanchaient. Le feu hésitait. Une flamme se détacha dans l’opacité. Les vapeurs grises tournoyaient s’élevaient, retombaient. Deux flammes grossirent. Elles enveloppèrent une bûche puis une autre. D’autres commencèrent à briller, s’élevant, droites, sûres d’elles-mêmes, dévorant l’humidité qui cédait enfin. La fumée se dissipa. Les bûches s’embrasèrent sur toute leur longueur, laissant le feu danser à sa guise. Il avait pris.

Foi et feu.
Aussi pénétrant l’un que l’autre.
Il suffit de consentir à se laisser consumer.
Mais beaucoup ne veulent pas le comprendre.

braises

Ces braises sont-elles l’image de l’ultime assaut de l’hiver

dont le froid glacial  nous ordonne de nous réchauffer, de nous éclairer, de nous réconforter, de nous vivifier

 auprès d’un feu dévorant  afin de ne point succomber ?

photosfa#______

 

 

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