Voiles

 

Belle promenade au lac de St Pardoux en Haute-Vienne aujourd’hui.

Il faisait bon marcher.

Trois ou quatre voiliers glissaient gentiment sur une surface d’huile.

Je traversais la forêt de chênes et de sapins et j’arpentais le rivage en écoutant le léger clapotis des vaguelettes.

Une petite brise fraîche effleurait mon visage me rappelant que nous étions bel et bien en automne.

La verdure pas encore jaunie, brunie ne s’impatientait pas.

Pas de stress apparent dans le déroulement du cycle des saisons, malgré ce qu’on nous annonce.

Des lieux sauvages et préservés comme celui-ci  nous réconcilient avec le temps.

Ici j’oublie les actualités et leur lot de nouvelles alarmantes.

La quiétude m’avait donné rendez-vous.

Je lui en sais gré.

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Décadence

 

Observent-ils la décadence de l’Occident ?

Beurk ! Beurk, beurk !

Nos vaches limousines en seront-elles préservées ?

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Araignée

 

 

Toiles d’araignées.

Rendues brillantes.

Par la rosée automnale.

Je m’arrête et j’admire.

 

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Concert

 

Beau moment musical à la chapelle des Feuillants à Poitiers aux journées du patrimoine.

Des concerts courts se succédaient toutes les heures afin d’agrémenter la visite de ce monument qui va être restauré.

Il s’agit d’en faire un lieu de culture où tous les arts seront représentés: musique, chant,  peinture, sculpture etc …

De jeunes artistes talentueux ont joué quelques oeuvres des grands classiques.

Pianistes, guitariste, violonistes, altistes, violoncellistes, chanteurs, claveciniste, saxophoniste.

Beaucoup d’instruments étaient présents.

J’ai apprécié la musique espagnole interprétée par Virginie.

Ainsi que le programme baroque joué par le quatuor Aliénor.

Bravo !

On a hâte de les réentendre.

 

 

été

 

Du haut du conifère d’en face la pie surveille, observe et guette.

Le jour est à peine levé, la brume s’élève doucement , la journée s’annonce radieuse.

J’ai pris le temps de regarder le paysage qui est là devant moi.

Je me demande si je le connais si bien que cela.

Les végétaux se sont développés au point de masquer en partie l’horizon.

Le camaïeu de vert que déclinent les arbres  revêt la colline de couleurs pas encore automnales.

Je m’attarde en déjeunant tranquillement. C’est toujours l’été.

Cette chaleur fait du bien.

Je ne m’en lasse pas.

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classe

 

Ces chers petits-enfants ont fait leur rentrée.

Tout est en place, les nouvelles enseignantes, les nouvelles classes.

Les activités reprendront la semaine prochaine.

Les accompagnements ici ou là se remettent en train.

Le rythme « normal » se retrouve petit à petit.

Mais au fait, est-ce vraiment un rythme » normal » cet enseignement de masse?

Tous confinés, cadrés, chapeautés, dirigés, irait-on jusqu’à dire « embrigadés »?

Oui embrigadés par les modes du moment, par les programmes sans cesse rectifiés, les horaires changeants,

les philosophies de maintenant, les objectifs décidés en haut-lieu, les « morales » des uns contraires à celles des autres, les obligations culturelles, ou sportives, les frottements des diverses pensées, des multiples modes de vies, les chatoiements vestimentaires, et autres habitudes en tous genre.

Oh, mais faisons confiance aux intelligences, tôt ou tard, elles sauront bien trier le bon grain de l’ivraie.

Cependant il vaudrait mieux que ce soit tôt plutôt que tard, trop tard ?

Où vont-ils aller ces enfants , seront-ils assez avertis, assez forts, pour ne pas prendre de voie sans issue ?

Se laisseront-ils berner par n’importe quel marchand d’illusion ?

Allez courage, on veille au grain !

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Eau

 

 

Dimanche dernier j’étais à St Savin pour écouter un magnifique récital de piano donné par un remarquable pianiste français : Philippe Cassard. Il joue merveilleusement bien les oeuvres de Debussy, je me suis régalée, bravo!

Le lendemain, je poussais jusqu’à l’abbaye de Fongombaut et j’assistais à la messe de 10h  chantée tout en grégorien. Je l’avoue, j’eus du mal à rester jusqu’au bout de la liturgie, tant l’ennui me donnait l’impression de prendre racine. Je manquais de m’endormir sur mon banc, mais n’osant m’allonger sur celui-ci, je demeurais paupières mi-closes, moitié somnolente, moitié attentive jusqu’à la fin de l’office. Célébrant la liturgie dos au peuple le prêtre allait-il porter la communion aux fidèles rassemblés dans la nef ou était-ce réservé aux seuls  moines tout de noir vêtus ? Le doute s’empara de moi, fort heureusement il fut vite dissipé par la communion qu’on recevait sur la langue,  à genoux comme dans l’ancien temps. Bizarrement les moines ne prirent pas l’hostie. Une étrange sensation m’envahit, des sentiments mêlés et contradictoires se bousculaient dans mon esprit, était-ce du toc ? Du cinéma, du théâtre ? La grâce était-elle absente de cette cérémonie, ces moines étaient-ils des imposteurs, des marchands d’illusions ? Avais-je été naïve depuis l’enfance ? Alourdie, plombée, Je ressortis de l’église un peu assommée. Dans la boutique je cherchais vainement un livre sur Jean-Paul II. Ne trouvant que Ratzinger bien en vue, je demandais au moine de service s’ils avaient des ouvrages sur Karol Wojtila, il murmurait que oui et m’en présentait un ou autre bien caché dans un rayon secondaire. Je remerciais poliment et sortais en toute hâte, retrouvant avec plaisir mon petit pique-nique et ma voiture qui me donnait la liberté de m’en aller loin de ce lieu lugubre qui m’avait fortement déplu. Ouf, je m’échappais joyeusement, je n’y remettrai plus jamais les pieds. Curieux tout de même !

Pourtant, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, n’avons-nous pas changé de siècle ?

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