Novembre

 

Débuterait-il en clair-obscur ce premier jour du onzième mois de l’année ?

L’ombre des défunts planerait-elle jusqu’à nous, pour  rafraîchir une improbable mémoire défaillante ?

Impossible d’oublier ceux-ci et celles-là qui furent et marquèrent nos vies d’une trace indélébile.

Déposant une plante fleurie et odorante sur leur tombe nous nous souvenons.

Nous les honorons.

Et cette attention florale qui contient tant de choses, ce baume coloré revient vers nous en nous comblant d’une reconnaissance invisible, réciproque.

Indicible marque d’amour.

Honorés à notre tour,  nous recevons des effluves de sainteté.

Qui peut comprendre ça ?

 

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Migrateurs

 

Les grues sont passées, nous entrons dans une autre saison.

De jour en jour le ciel se pare de couleurs flamboyantes et annonce l’arrivée du froid.

Les feuilles encore vertes commencent à joncher un sol encore chaud mais plus pour longtemps.

Les habitudes vestimentaires hivernales vont reprendre leur droits.

Et la terre tourne toujours sur-elle même et autour du soleil.

Banalités que tout cela, redites et répétitions cycliques, éternels rabâchages.

Recommencements qui n’en sont pas puisque ça tourne , tourne.

Contournons tout ceci.

Revenons-y.

Retournons à nos silences, à nos méditations, à nos lectures nourrissantes et musicales.

Pointillés entrecoupés de riches et chaleureuses relations familiales.

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Musicien

 

 » Je suis tellement habitué à la solitude absolue qu’elle m’est nécessaire.

Et se promener signifie bien plus pour moi que marcher.

L’énergie déployée dans la déambulation pédestre met en branle le cheminement de la pensée

et avive l’inventivité créatrice. »

Johannes Brahms 1882

 

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Bord

 

Beau et chaud dimanche d’automne.

Avec des amis , nous nous sommes promenés le long de la Vienne dont les abords bien aménagés permettent de marcher tranquillement. Nous nous y sentons à l’aise. Pas de bruit de moteur, point de circulation , si ce n’est quelques vélos, nous croisons des promeneurs calmes et détendus, heureux de profiter encore de ces jours ensoleillés.

Nous échangeons sur nos vies de familles assez similaires, nourries des mêmes valeurs, des mêmes orientations philosophiques, et religieuses.

Nous tombons d’accord pour constater que ce temps retrouvé qui caractérise la retraite doit être utilisé intelligemment et sereinement.

Quelques projets communs naissent de la discussion, nous allons y réfléchir sérieusement.

Le vent de sud balaie les premières feuilles tombées au sol et soulève une poussière sèche et légère.

Nous marchons encore, remontons vers le centre ville, avalons une boisson rafraîchissante tout en bavardant à bâtons rompus.

L’après-midi tire à sa fin, nous rejoignons nos voitures en nous promettant de nous retrouver dans quelques temps.

Le ciel assombri, gris sombre, augure d’ un probable changement de temps.

La pluie serait la bienvenue pour arroser les jardins complétement desséchés.

Nous nous saluons, habités du  sentiment rassurant du devoir accompli .

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