Concert

 

Beau moment musical à la chapelle des Feuillants à Poitiers aux journées du patrimoine.

Des concerts courts se succédaient toutes les heures afin d’agrémenter la visite de ce monument qui va être restauré.

Il s’agit d’en faire un lieu de culture où tous les arts seront représentés: musique, chant,  peinture, sculpture etc …

De jeunes artistes talentueux ont joué quelques oeuvres des grands classiques.

Pianistes, guitariste, violonistes, altistes, violoncellistes, chanteurs, claveciniste, saxophoniste.

Beaucoup d’instruments étaient présents.

J’ai apprécié la musique espagnole interprétée par Virginie.

Ainsi que le programme baroque joué par le quatuor Aliénor.

Bravo !

On a hâte de les réentendre.

 

 

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été

 

Du haut du conifère d’en face la pie surveille, observe et guette.

Le jour est à peine levé, la brume s’élève doucement , la journée s’annonce radieuse.

J’ai pris le temps de regarder le paysage qui est là devant moi.

Je me demande si je le connais si bien que cela.

Les végétaux se sont développés au point de masquer en partie l’horizon.

Le camaïeu de vert que déclinent les arbres  revêt la colline de couleurs pas encore automnales.

Je m’attarde en déjeunant tranquillement. C’est toujours l’été.

Cette chaleur fait du bien.

Je ne m’en lasse pas.

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classe

 

Ces chers petits-enfants ont fait leur rentrée.

Tout est en place, les nouvelles enseignantes, les nouvelles classes.

Les activités reprendront la semaine prochaine.

Les accompagnements ici ou là se remettent en train.

Le rythme « normal » se retrouve petit à petit.

Mais au fait, est-ce vraiment un rythme » normal » cet enseignement de masse?

Tous confinés, cadrés, chapeautés, dirigés, irait-on jusqu’à dire « embrigadés »?

Oui embrigadés par les modes du moment, par les programmes sans cesse rectifiés, les horaires changeants,

les philosophies de maintenant, les objectifs décidés en haut-lieu, les « morales » des uns contraires à celles des autres, les obligations culturelles, ou sportives, les frottements des diverses pensées, des multiples modes de vies, les chatoiements vestimentaires, et autres habitudes en tous genre.

Oh, mais faisons confiance aux intelligences, tôt ou tard, elles sauront bien trier le bon grain de l’ivraie.

Cependant il vaudrait mieux que ce soit tôt plutôt que tard, trop tard ?

Où vont-ils aller ces enfants , seront-ils assez avertis, assez forts, pour ne pas prendre de voie sans issue ?

Se laisseront-ils berner par n’importe quel marchand d’illusion ?

Allez courage, on veille au grain !

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Eau

 

 

Dimanche dernier j’étais à St Savin pour écouter un magnifique récital de piano donné par un remarquable pianiste français : Philippe Cassard. Il joue merveilleusement bien les oeuvres de Debussy, je me suis régalée, bravo!

Le lendemain, je poussais jusqu’à l’abbaye de Fongombaut et j’assistais à la messe de 10h  chantée tout en grégorien. Je l’avoue, j’eus du mal à rester jusqu’au bout de la liturgie, tant l’ennui me donnait l’impression de prendre racine. Je manquais de m’endormir sur mon banc, mais n’osant m’allonger sur celui-ci, je demeurais paupières mi-closes, moitié somnolente, moitié attentive jusqu’à la fin de l’office. Célébrant la liturgie dos au peuple le prêtre allait-il porter la communion aux fidèles rassemblés dans la nef ou était-ce réservé aux seuls  moines tout de noir vêtus ? Le doute s’empara de moi, fort heureusement il fut vite dissipé par la communion qu’on recevait sur la langue,  à genoux comme dans l’ancien temps. Bizarrement les moines ne prirent pas l’hostie. Une étrange sensation m’envahit, des sentiments mêlés et contradictoires se bousculaient dans mon esprit, était-ce du toc ? Du cinéma, du théâtre ? La grâce était-elle absente de cette cérémonie, ces moines étaient-ils des imposteurs, des marchands d’illusions ? Avais-je été naïve depuis l’enfance ? Alourdie, plombée, Je ressortis de l’église un peu assommée. Dans la boutique je cherchais vainement un livre sur Jean-Paul II. Ne trouvant que Ratzinger bien en vue, je demandais au moine de service s’ils avaient des ouvrages sur Karol Wojtila, il murmurait que oui et m’en présentait un ou autre bien caché dans un rayon secondaire. Je remerciais poliment et sortais en toute hâte, retrouvant avec plaisir mon petit pique-nique et ma voiture qui me donnait la liberté de m’en aller loin de ce lieu lugubre qui m’avait fortement déplu. Ouf, je m’échappais joyeusement, je n’y remettrai plus jamais les pieds. Curieux tout de même !

Pourtant, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, n’avons-nous pas changé de siècle ?

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Dimanche

 

Les heures musicales de la cathédrale de Limoges proposent chaque été plusieurs concerts le dimanche après-midi.

Hier la cathédrale était pleine d’auditeurs silencieux et attentifs.

C’était le dernier concert de la saison, j’ai aimé la dernière oeuvre jouée à l’orgue et à la trompette.

Puis les Vêpres ont suivi, ce qui n’est pas habituel.

Le public s’est restreint au point de se réduire à une trentaine de personnes.

Quelques chants, psaumes et hymnes s’enchaînèrent pendant une vingtaine de minutes.

Les gens s’attardèrent un peu comme s’ils avaient du mal à se quitter, donnant l’impression de vouloir prier davantage.

On éteignit les cierges, les uns et les autres se dispersèrent.

Les portes se refermèrent.

Qu’attendaient-ils donc ?

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Vacances

 

Vacances en Vendée, après avoir passé quelques jours à La Rochelle, invitée par des amis d’enfance.

J’aime la douceur des côtes vendéennes, le bleu modéré du ciel et de la mer.

J’aime les marées que je ne retrouve pas en Méditerranée.

Ce mouvement perpétuel est un spectacle à part entière.

Flux et reflux, qui découvrent une immense plage évoquant l’éternité, la plénitude, le calme.

J’aime les pinèdes odorantes sillonnées de pistes cyclables, petits sentiers tranquilles.

Sans voiture, sans bruit, sans foule.

De nombreux souvenirs d’enfance remontent à la surface ….

Plaisir.

 

Eglise

 

Dans la petite église de Nohant, chez Georges Sand, je cherchais de la fraîcheur.

Je trouvais St Joseph et l’Enfant-Jésus un peu esseulés dans une petite chapelle latérale.

Chopin et Sand avaient-ils souvent assisté à la messe dans ce lieu enclos dans le domaine de l’écrivaine.

J’avais beau interroger les pierres, l’exercice restait vain.

Je m’asseyais quelques instants.

Puis je ressortais avant que d’autres promeneurs ne viennent troubler la quiétude du lieu.

Un contre-jour mettait en évidence le porche d’entrée.

La chaleur étouffante de l’extérieur nous signifiait que l’été était bien là.

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