Cohabitation

 

La nature n’en finit pas de m’étonner.

Alors que l’an passé j’avais tenté une expérience qui consistait à semer des graines de clémentine pour voir si elles allaient lever, j’ai eu, dans un premier temps, le plaisir de les voir pousser, puis dans un second temps, cette année, de les voir cohabiter avec un plant de tomates, dont je n’avais pas semé la graine mais dont celle-ci était enfouie dans la terre de mon semis.

Ce plant s’est enraciné à la base d’une pousse de clémentine, les deux se développant côte à côte.

Je sais, que pour renforcer la croissance de la plupart des plantes, la proximité d’une plante compagne est nécessaire, mais toutes les plantes ne se supportent pas, certaines se repoussent mutuellement.

Dans ce cas précis, rien n’était calculé préalablement, la cohabitation semble favorable à l’une comme à l’autre.

Les fleurs sont formées et vont éclore sous peu.

Je les surveille attentivement sans oublier de les arroser régulièrement.

Aurai-je des tomates ?

Attendons.

Ah, si ce foutu virus pouvait mourir instantanément, là, maintenant.

La planète en éprouverait un intense soulagement.

 

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Printemps

Oui, c’est le printemps !

Alleluia !!

Heureusement que j’ai un jardin !

Quel étrange printemps.

Confinement, évitement, emprisonnement chez soi.

Dingue …..

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Confinement

Confinement:

Les nations se sont mises en état de veille sanitaire.

Le stress dû à une vie fébrile, trépidante, hyperactive, insensée a enfin cessé.

Ce carême forcé donnera-t-il à réfléchir en profondeur ?

Le terre, elle, continue à tourner …..

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Nuit

Prière pour tous les soignants qui sont de garde jour et nuit dans les hôpitaux.

Que Marie les accompagne à chaque instant.

Et que la Divine Miséricorde se déverse en abondance dans les coeurs assoiffés et malades.

Bonne nuit.

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Tournant

Ceux-ci bavardent à la « Brasserie du savoir », (brassent-ils du vent comme d’habitude ? ) , tandis que ceux-là osent une génuflexion devant le Saint-Sacrement caché dans le tabernacle de l’église du centre ville. Celui-là effectue la vidange du moteur de ma voiture pendant que cet autre livre les petits commerçants du quartier. Les enfants achèvent leurs vacances, ils jouent, bavardent, chahutent nonchalamment. Il va bien falloir qu’ils réintègrent l’école lundi, malgré l’épidémie provoquée par ce satané virus chinois qui aurait mieux fait de rester chez lui. Aucun cas décelé à ce jour, en Haute-Vienne, on n’ose croire que cela puisse durer.

L’évitement total est impossible à imposer sûrement, pourtant ça serait la meilleure façon de préserver les enfants du contact avec des porteurs sains, qui reviennent de vacances probablement contaminés sans le savoir.  Et puis il faut bien qu’ils engrangent des connaissances définies par les autorités éducatives.

J’attends au café littéraire jouxtant la BFM. Il vient d’être relooké pour la énième fois en vingt ans. Il n’a jamais vraiment bien marché. Un peu excentré de l’hyper- centre, les clients ne s’y bousculent pas, malgré une décoration régulièrement renouvelée, passant du rouge vif et couleurs éclatantes au style « écolo » , comptoir et chaises noirs, froid, brillant , malgré des dessus de tables en bois massif joliment veinés, plus chaleureux grâce à cette belle teinte miel. Les éclairages donnent à lire de curieux slogans blancs, drôles, bizarres, étranges, dérisoires, qui n’invitent pas à la réflexion mais qui sonnent comme des spots publicitaires sans intérêt. Sorte de gribouillages absurdes sous couvert d’humour. Sans imagination, sans profondeur. Sans lustre. Si on ne  lève pas les yeux, ils passent inaperçus. Inutile de les lire finalement.

« Brassons les neurones, croquons le digital, nourrir sa pomme »

Serions-nous à un tournant de quelque chose, d’une époque, d’une façon de vivre, de penser, de considérer la société ?

J’ai photographié ce beau vitrail de Francis Chigot, natif du Limousin,  au musée des Beaux-Arts.

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Autre

Pendant que les hommes s’étripent ou s’écharpent sur des sujets divers et variés, certes dignes d’intérêt,

la nature poursuit son oeuvre.

Ici, ça brûle d’une façon monstrueuse.

Plus loin ça sèche, ça fond, ça tarit.

Le changement amorcé depuis pas mal de temps semble s’accélérer.

Va-t-il nous rattraper, nous dépasser, nous englober, nous gober comme des mouches ?

Chez moi sur la terrasse, les mousses ne perdent pas leur temps.

Elles poussent en silence au ras du sol et verdissent une surface noircie par la pluie et les pollutions.

Elles envahissent les fissures en s’y glissant habilement.

Comme une traînée de poudre verte, elles laissent leur trace moussue comme une ondulation colorée.

Nous rappelant sans cesse qu’elles auront bel et bien le dernier mot.

 

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Céramique

Décor de porcelaine dans la nature.

Faut chercher où ils se trouvent, y en a partout dans la ville.

Pots, vasque, pilier, boules.

C’est la marque de Limoges.

La porcelaine.

Déplacée de l’art de la table à l’art de la déambulation.

Ici et là, ailleurs, autrement .

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