Temps

Le temps n’est pas un vide à combler très vite de cailloux pesants ou de vains animaux s’agitant comme des crabes au fond d’un seau.

Le temps est une nécessité lente.

Un trésor sans prix.

Laisser sa chance à la réflexion …..

Ces phrases censées sont de l’auteur de la chronique que vous pourrez lire sur le site suivant :

http://www.la-croix.com/Debats/Chroniques/Prendre-temps-Bruno-Frappat-2017-05-20-1200848707

 

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Grillon

 

GRILLON

La soirée printanière

nous offre ce soir

le bonheur d’entendre les grillons.

Leurs stridulations régulières bercent la nuit qui s’avance dans l’air frais du moment.

Ah! que la saison nouvelle est la bienvenue.

Comme elle nous fait plaisir.

Plénitude que cette paix du soir si souvent désirée et ardemment chérie.

Demain sera le premier  jour d’une autre époque.

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Echouage

Dans le sombre couloir d’un musée désert,

les fantômes jouent à cache-cache avec les lumières artificielles.

L’artifice, oui c’est l’artifice qu’ils ont adoré.

Ils s’y sont vautrés plus que de raison,

Se roulant dans la fange dorée, pailletée, brillante quoique puante.

Mais dès que la fausse clarté disparaît

Les saltimbanques de l’illusion jettent l’éponge.

D’abord enclins à dénoncer, déplorer, déstabiliser, dénigrer.

Ensuite prompts à décomposer, démettre et se démettre.

Dévissés.

Ils ont dévissés sous le poids de leurs échecs répétés, de leurs vanités grotesques, de leurs indécences multiples.

Comme sur une paroi de montagne  abrupte qu’ils ne parviennent pas à escalader, incapables qu’ils sont de la gravir tant leurs imprudences et leurs imprévoyances sont grandes,

  Ils ont dévissés,  inaptes à la dominer.

Inaptes.

Ineptie.

Incurie.

Echouage.

A Sète, je m’attardais devant cette pauvre barque échouée dans le port.

« Que la providence nous l’ épargne. »

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Elections

Bien penser.
Bien parler.
Bien écrire.
Raisonner justement.

Élections à la présidence de la République.
La terre ne va pas s’arrêter de tourner parce-que des millions d’hommes et de femmes sont sommés de choisir un responsable soi-disant de haut rang.

Le lilas embaume.
Le pinson égrène ses trilles mélodieuses.
La tourterelle roucoule.
Point de nuage.
Pas de tempête ni d’averses folles.
Pas d’orage.
Ni bourrasques glaciales.

Beau temps.
Bien penser.
Bien parler.
Bien écrire.
Réfléchir intelligemment.
Bien agir.

Il m’arrive de penser que voter est finalement un jeu puéril comme si les humains d’en bas tout comme ceux d’en haut ( abominable distinction) restaient éternellement immatures …

Dans tous les cas on nous mène en bateau.

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Pâques

 

Dans le cimetière de Sète qui donne sur la mer avec une vue imprenable, j’ai pensé à la Résurrection avec huit jours d’avance.

« Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps »

En voilà une bonne nouvelle !

L’infinie Miséricorde du Christ efface les laideurs et les horreurs du monde. Elle purifie l’atmosphère en recouvrant tous les péchés.

Bien sûr, cela aussi c’est une Bonne Nouvelle !

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Bol

 

Prendre un grand bol d’air en respirant la brise du grand large, voilà qui est bénéfique et salutaire.

Je redécouvrais  le port de Sète avec un plaisir immense.

Une splendide  journée très ensoleillée nous accompagnait à chaque instant, et l’atmosphère marine vivifiait nos corps tout en purifiant nos esprits.

Ce délassement authentique surpassait largement la tentation morbide d’un possible délaissement quotidien.

La profondeur de champ qu’offrait la vue panoramique du haut du Mont Saint Clair, nous invitait à jeter sans hésiter toutes les scories et toutes les pesanteurs dont on nous accable si nous n’y prenons pas garde.

Ma tête s’allégeait, mon esprit s’élevait, mon âme était portée vers l’action de grâce.

Je devrais déménager …

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Voix

 

 

CORRESPONDANCE
La voix convaincante affirmait que les pourparlers étaient en bonne voie.
D’un filet de voix il décrivait la voie étroite.
Marmonnant d’une voix sourde, il se dirigea vers la voie de garage.
Sa voix autoritaire éclatait sur la voie publique.
D’une voix discrète il disait choisir la voie privée.
D’une voix blanche il indiqua qu’il marchait à contre-voie.
Sur une voie classée il parlait d’une voix terne.
Sa voix cassée se perdait dans les broussailles d’une voie abandonnée.
Une quatuor de voix polyphoniques chantait sur la route deux fois deux voies.
Sa voix métallique ricochait au milieu des voies ferrées.
Une voix céleste entraînait la foule vers la voie lactée.
D’une voix confuse il tenta de démontrer l’entremêlement des voies de gauche avec celles de droite.
La voie d’eau s’ouvrit au son d’une voix fluide.
D’une voix prudente il les préserva d’une voie sans issue.
Sa voix paisible indiquait la direction d’une voie sûre.
Sur les voies anciennes et nouvelles résonnait une voix juste.
En voie de disparition il baissa la voix.
Il fut long à trouver sa voie avouait-il d’une voix joyeuse.
Et elle ?
Resterait-elle sans voix sur la voie déserte ?
Que non !
D’une voix claire et heureuse elle annonça qu’elle prendrait la quatrième voie pour attraper enfin sa correspondance.

À bientôt.

 

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