Reprendre

 

Glaneurs de vent et semeurs de poussière.

Dispersent leurs multitudes de points à tout va.

Mais on ne voit rien.

Faut bien reprendre le « collier » pour ceux qui « rentrent ».

Le monde a-t-il changé à cause du microbe ?

Que nous réserve cette énième reprise scolaire ?

Le soleil se couche toujours à l’horizon Ouest.

Et nous gratifie d’une lumière intense, admirable.

Jour, nuit, entrée, sortie.

Recommencement éternel.

 

 

 

Océan

Ah! Revoir l’océan à Royan.

Voilà qui m’a fait le plus grand bien.

Toujours aussi vaste et houleux si joliment coloré aux heures passantes de la journée.

Marcher dans le sable, mouiller ses pieds, se laisser emporter par le vent du large.

Mon esprit et mon corps se vivifient sous l’action de l’air iodé.

Je n’avais pas revu Royan depuis si longtemps.

Mais pas de violons sur le sable cette année, tant pis, ça ne me manque pas.

La musique maritime remplace avantageusement le son des cordes.

Un groupe de cavaliers montés sur des poneys trottent le long du rivage, à la Grande Côte.

C’est charmant, ils ne s’attardent pas et s’en retournent comme ils sont venus.

Presque incognito….

Je prends le vent encore sans me lasser.

J’ y reviendrai.

photosfa#____________

 

Cerises

La cueillette fut bonne cette année.

Entre les cerises cuites dans leur jus et consommées en un clin d’oeil.

Les clafoutis confectionnés traditionnellement selon les recettes limousines, qui régalèrent tout le monde.

Et les mises en sachets de quelques poignées de cerises placées au congélateur.

Nous allons pouvoir les déguster tout au long de l’année au gré des repas familiaux et des envies de chacun.

Petits et grands dévorèrent avec joie ces petits fruits sucrés à la chair ferme et rouge.

Bonheur ordinaire saisonnier que l’on a saisi au moment opportun.

Une bien belle et bonne récompense après cette curieuse assignation à résidence.

 

photofa#_____________

 

 

 

 

Tournant

Ceux-ci bavardent à la « Brasserie du savoir », (brassent-ils du vent comme d’habitude ? ) , tandis que ceux-là osent une génuflexion devant le Saint-Sacrement caché dans le tabernacle de l’église du centre ville. Celui-là effectue la vidange du moteur de ma voiture pendant que cet autre livre les petits commerçants du quartier. Les enfants achèvent leurs vacances, ils jouent, bavardent, chahutent nonchalamment. Il va bien falloir qu’ils réintègrent l’école lundi, malgré l’épidémie provoquée par ce satané virus chinois qui aurait mieux fait de rester chez lui. Aucun cas décelé à ce jour, en Haute-Vienne, on n’ose croire que cela puisse durer.

L’évitement total est impossible à imposer sûrement, pourtant ça serait la meilleure façon de préserver les enfants du contact avec des porteurs sains, qui reviennent de vacances probablement contaminés sans le savoir.  Et puis il faut bien qu’ils engrangent des connaissances définies par les autorités éducatives.

J’attends au café littéraire jouxtant la BFM. Il vient d’être relooké pour la énième fois en vingt ans. Il n’a jamais vraiment bien marché. Un peu excentré de l’hyper- centre, les clients ne s’y bousculent pas, malgré une décoration régulièrement renouvelée, passant du rouge vif et couleurs éclatantes au style « écolo » , comptoir et chaises noirs, froid, brillant , malgré des dessus de tables en bois massif joliment veinés, plus chaleureux grâce à cette belle teinte miel. Les éclairages donnent à lire de curieux slogans blancs, drôles, bizarres, étranges, dérisoires, qui n’invitent pas à la réflexion mais qui sonnent comme des spots publicitaires sans intérêt. Sorte de gribouillages absurdes sous couvert d’humour. Sans imagination, sans profondeur. Sans lustre. Si on ne  lève pas les yeux, ils passent inaperçus. Inutile de les lire finalement.

« Brassons les neurones, croquons le digital, nourrir sa pomme »

Serions-nous à un tournant de quelque chose, d’une époque, d’une façon de vivre, de penser, de considérer la société ?

J’ai photographié ce beau vitrail de Francis Chigot, natif du Limousin,  au musée des Beaux-Arts.

photofa#_____________

 

 

Ombrelles

 

Ombrelles en suspension dans le ciel limougeaud.

Belle apparition tout à fait insolite.

Pour animer l’événement « Toques et porcelaines » qui marie la gastronomie et les artisans de kaolin

la municipalité décore la rue Haute-Vienne afin d’attirer du monde.

Elles flottent et se balancent au gré du vent.

Reflets et légèreté apportent une touche d’éphémère et de poésie dans ce quartier historique.

Qui, autrefois était très vivant, et qu’ils ont tué commercialement parlant.

Tenteraient-il de se racheter?

Quelques badauds s’attardent, certains découvrent les porcelaines aux formes innovantes.

Contenu et contenant font bon ménage.

Déguster dans une assiette en porcelaine, un bon produit du terroir bien préparé par un chef,

c’est quand même mieux que de le manger dans une vulgaire assiette en papier ou en plastique jetable.

Bon appétit !

photosfa#________

 

Île de Ré

 

Retour sur l’Île de Ré.

Fort coefficient, très beau temps.

Mer un peu agitée, houle modérée puis retour au calme.

Belles promenades sur la plage les pieds dans l’eau.

Séjour vivifiant bien ensoleillé.

Ah, ça fait du bien ces vacances !

Très beau coucher de soleil.

photosfa#___________

 

Accordéon

 

Les passionnés (es) d’accordéon s’en donnent à coeur joie.

Ils et elles répètent et répètent encore et innovent et enrichissent et modernisent le répertoire « trad ».

On dépoussière les airs, on les rénove, on travaille la matière sonore.

Cet accordéon diatonique a été fabriqué par Pierrot Accordéon, luthier installé vers Poitiers.

Il l’a construit dans du bois de poirier qu’il avait fait pousser dans son jardin et qui a séché pendant sept ans.

Du beau travail artisanal. Un artiste lui aussi.

Virginie en a choisi le vernis et ce ton rosé, fruité, lui va bien.

Cette teinte  douce contraste avec le son puissant que dégage son jeu.

Et la dentelle de bois découpée au laser attire le regard étonné de l’auditeur séduit par cette musique populaire.

D’un  » bal limousine » (oui au féminin, curieusement ) à l’autre on écoute en ayant envie de danser.

Différences de style, découvertes inattendues, les amateurs de salsa, seraient presque subjugués !

 

Tiens, retournons à l’Île de Ré !

photosfa#___________

 

De jour comme de nuit, j’ai vraiment aimé le port de St Martin de Ré.

Pittoresque, familial, on en fait le tour facilement, c’est plaisant.

Pourtant sait-on qu’il a servi de base pour les bagnards déportés dans les îles, ou en Guyane ?

Des panneaux discrets le rappellent aux touristes insouciants.

Ces quelques jours de Juillet occupés à faire le tour de l’île.

Furent accompagnés d’un soleil chaud, d’une lumière douce, d’une mer d’huile.

Dépaysement, tranquillité, découverte.

photosfa#________

 

Invisible

 

Petit port de l’île de Ré qui m’a enchantée. J’y reviendrai, c’est sûr.

Mais pour l’heure,

Qu’est-ce donc que cet univers visible et invisible

évoqué par cette note musicalement proche de la mienne ?

Qu’elle m’éclaire …

 

Colimaçon

Monter et monter encore jusqu’en haut du phare des baleines.

Découvrir une vue à 360 degrés, voir loin, l’Océan, l’horizon, la marée basse, les vagues, les touristes.

Prendre le large, voguer au gré du flux et du reflux, ballotée par la houle irrégulière, incessante.

Empiler les galets.

Désempiler les idées.

Abréger les commentaires.

Jeter les principes.

Alléger l’esprit.

Respirer les embruns.

Penser à rien.

Vacances.

photosfa#_____________