Apparition

 

Malgré la froidure, les hémérocalles sortent en dépit de l’hiver qui est encore là.

Il est vrai que le jour gagne en longueur et cela leur plaît.

Nous assistons, impuissants,  à la succession  des saisons.

Heureusement que nous n’avons aucun pouvoir sur le déroulement de l’année.

Nous ne pouvons que nous en réjouir ou nous en attrister.

Serions-nous désespérémment prisonniers de notre condition ?

En cage en quelque sorte… derrière des barreaux.

Et pourtant libres ….

photosfa#______

 

Publicités

Matin


Promenade matinale.

9h30 : – 5°

11h : -2°

Soleil éclatant, lumière brillante, ciel dégagé.

Un régal, profitons, oui profitons de ce paysage éphémère.

16h : déjà tout a presque fondu ….

Paysage ouaté, extrêmement calme.

Cette blancheur : une grâce !

photosfa#______

 

 

Enneigé

Bien gantée, bien chaussée.

Protégée de la tête aux pieds j’ai fait le tour du quartier.

Quel calme !

Ce beau silence apaisant m’ a fait du bien.

Contemplation, vous dis-je ..

photosfa#_______

 

Tôt


La Sagesse est brillante, elle ne se flétrit pas.

Elle se laisse facilement contempler par ceux qui l’aiment.

Elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.

Elle prévient ceux qui la désirent en se faisant connaître la première.

Qui se lève tôt pour la chercher n’aura pas à peiner:

il la trouvera assise à sa porte.

Sagesse de Salomon 6, (12-14)

photofa#________

 

 

Euphorbe

 

En touffe arrondie caractéristique, cette euphorbe méditerranéenne est une des rares plantes du jardin de l’évêché à dresser fièrement ses tiges ligneuses parmi les autres vivaces qui restent en sommeil pendant l’hiver, reverdissant ainsi la grisaille et l’atmosphère humide de cet hiver monotone.
Ici point d’inondation fort heureusement. Depuis toujours les Limousins savent qu’il faut rester prudent face aux éléments qui se déchaînent périodiquement sans crier gare. Le silence et le poids de l’eau stagnante nous invitent à l’humilité mais surtout à la prise de conscience de tant d’erreurs humaines causées par la cupidité des promoteurs. Ils ont bâti dans des lieux inondables. Quelle déraison , quelle bêtise !

 

Les poissons rouges s’en fichent pas mal.

 Ils nagent gentiment dans l’eau de leur bassin.

Sans se préoccuper des difficultés que les humains s’échinent à produire eux-mêmes.

 photosfa#_______

 

Feuilles

 

Le vent traîne les feuilles mortes sur le sol bétonné.
Se heurtant entre elles, culbutant, se cognant, sec.
Ramenées, retournées en tous sens, dispersées.
Éphémère cliquetis modulant et varié.

Point de bruit vrombissant de moteur mécanique.
Seul le vent du midi prend les feuilles, les taquine.
Puis retombe, les laissant sèches et mortes vers l’avant.
Repoussées, elles resteront figées pour longtemps.

Écrasées, disloquées, se déliteront lent’ ment.
Donnant tour à tour chaque jour de l’humus frais.
Le terreau attendu enrichira la glèbe.
Pour le plus grand plaisir des terriens réjouis.

Mais pour l’heure abandonnons bien vite tout’ ces feuilles.
Fixons notre regard loin du sol vers l’azur.
Admirons encore la belle lumière de l’éther.
Avant que la campagne s’endorme pour l’hiver.

 

photosfa#_______

 

 

Vol

 

Il suffit d’être au bon endroit au bon moment.

Pour ne pas les rater : les grues !

Chaque année je le répète mais tant pis.

Le spectacle fugitif des vols de grues demeure magnifique.

Je les avais entendues brièvement la veille de la Toussaint mais impossible de les photographier.

Avant-hier ce fut possible quoique très rapide.

Je les entendais sans les voir.

Car elles tournaient en rond au-dessus de ma tête.

Cachées par les arbres tout près.

Et puis subitement elles apparurent.

J’ai à peine eu le temps de bien les cadrer que … hop !!

Elles s’éloignèrent face au soleil.

J’étais éblouie autant par l’astre de feu que par la majesté de leur vol et par la régularité de cette migration saisonnière.

Et bizarrement cela me rapproche de mon mémoire qui avance enfin.

J’en reparlerai un peu plus tard.

« Fin Prêts pour passer  l’hiver ? »

Semblaient-elles nous lancer de leurs craquements si puissants

 que je  les suivais à l’oreille alors qu’elles avaient disparues depuis longtemps.

   

 

photofa#_________